You are currently viewing Dictionnaire Larousse 1940 : Écoles
Couverture du dictionnaire Larousse de 1940
Deuxième de couverture du petit Larousse illustré de 1940

Le petit Larousse illustré, dictionnaire publié en 1906 donne la liste des institutions scolaires françaises : L’enseignement élémentaire, secondaire et supérieur, les écoles spéciales. Vous pouvez consulter l’entrée « Écoles » de cet ouvrage dans les différentes éditions suivantes :

Extrait du petit Larousse illustré de 1940, pages 1339 à 1343


ÉCOLES. L’enseignement donné en France dans des établissements publics et des établissements privés, dont beaucoup, reconnus par l’État, ont un caractère presque officiel, comprend trois degrés : primaire, secondaire, supérieur, dont la démarcation est parfois difficile à établir. À l’enseignement normal se superposent l’enseignement technique, réorganisé en 1919 (loi Astier), et divers enseignements spéciaux : militaire, naval, artistique. L’enseignement est donné dans un nombre considérable d’écoles, dépendant du ministère de l’éducation nationale pour l’enseignement normal et technique général et de divers autres ministères pour les enseignements spéciaux.

ENSEIGNEMENT PRIMAIRE

L’enseignement primaire, organisé par les lois des 16 juin 1881 et du 28 mars 1882, gratuit et obligatoire de 6 à 13 ans, comprend les enseignements suivants :

Écoles maternelles (anc. salles d’asile), mixtes, enfants de 2 à 6 ans. Enseignement sous forme de jeux.

Écoles ou classes enfantines, mixtes, pour enfants de 4 à 7 ans; annexées aux écoles primaires.

Écoles primaires élémentaires, pour garçons, filles ou mixtes, de 6 à 13 ans. Sanction : certificat d’études primaires (à partir de 12 ans). Beaucoup d’écoles primaires comportent des cours complémentaires (2 ans); sanction : brevet élémentaire. Il existe, en outre, dans les lycées, des cours élémentaires pour enfants de 6 à 10 ans; certificat d’études facultatif.

Écoles primaires supérieures, au moins deux par département. 3 années d’études ; sanction : brevet élémentaire. Enseignement gratuit. Paris, 2 années supplémentaires peuvent conduire au baccalauréat. Les élèves des écoles primaires supérieures peuvent concourir pour les écoles normales d’instituteurs et d’institutrices, les écoles d’arts et métiers, les diverses administrations publiques et privées.

Écoles normales primaires. Au nombre de deux dans la plupart des départements, elles forment les maîtres et maîtresses pour l’enseignement primaire. 3 années d’études ; sanction : brevet supérieur. Candidats recrutés au concours. Dans certaines écoles, une 4e année prépare aux écoles normales supérieures et à l’école supérieure d’enseignement technique.

Dictionnaire Larousse 1932 - Ecoles -Ecole normale primaire

Écoles nationales professionnelles, forment des praticiens et des contremaîtres spécialement pour les industries mécaniques. Admission au concours (matières du cours supérieur des écoles primaires) ; 4 années d’études gratuites. Il existe des écoles nationales professionnelles à Armentières, Chalon-sur Saône, Creil, Holetons, Epinal, Lyon, Mete, Mores, Nantes, Saint-Etienne, Saint-Ouen, Tarbes, Thiers, Troyes, Vierzon, Voiron, pour garçons ; Bourges, Vizille, pour jeunes filles.

Écoles pratiques de commerce et d’industrie, créées en 1892, préparent aux carrières commerciales et industrielles et aux écoles d’arts et métiers. Les candidats doivent posséder le certificat d’études ou subir un examen d’entrée. Durée des études : 3 ou 4 années; certaines écoles disposent d’un internat. L’enseignement comporte une partie générale et une partie pratique, variable avec la spécialisation des établissements. Il existe près d’une centaine d’écoles pratiques de commerce et d’industrie pour les garçons, une trentaine pour les filles. Une cinquantaine d’autres établissements ne sont que des écoles pratiques d’industrie, un petit nombre sont des écoles pratiques de commerce où des écoles pratiques industrielles et ménagères; une dizaine sont des écoles pratiques d’industrie hôtelière.

Écoles de métiers, au nombre d’une quarantaine, spécialisées en vue d’une industrie, mêmes conditions d’admission que pour les écoles pratiques. Durée des études variable. Il existe également quelques écoles d’artisanat rural.

Écoles municipales professionnelles de la ville de Paris, analogues aux écoles pratiques. Admission au concours. Durée d’enseignement, 3 années. École Diderot (fer et bois) ; Boulle (meuble) ; Estienne (livre) ; Dorian (fer et bois) ; Ecole des arts appliqués à l’industrie ; École professionnelle d’horlogerie ; Écoles professionnelles de filles (coupe, couture, mode, broderie, fleur, etc.).

Ateliers-écoles d’orientation professionnelle et d’apprentissage de la Chambre de commerce de Paris. Préparent à divers métiers les enfants sortant de l’école primaire. Scolarité de 1 à 3 années. Une quinzaine d’ateliers pour les principaux métiers.

Écoles d’agriculture. Il existe des écoles d’agriculture dans une trentaine de départements, formant des agriculteurs instruits, chefs de culture, régisseurs, etc. La durée des études est de 2 ou 3 années. Quelques-unes de ces écoles, d’un caractère surtout pratique, portent le nom de fermes-écoles. Il existe aussi des écoles d’enseignement agricole ménager pour les jeunes filles. Enfin, des écoles d’agriculture d’hiver ou saisonnières, fixes ou ambulantes, fonctionnant dans des établissements d’enseignement général ou professionnel, donnent l’instruction agricole aux élèves qui ne peuvent suivre les cours ordinaires.

École enfantine militaire (école Hériot), à La Boissière (Seine-etOise), pour les orphelins de militaires; conduit aux écoles militaires préparatoires.

Écoles militaires préparatoires destinées aux fils d’officiers subalternes, de sous-officiers, soldats et aux enfants de troupe. Les écoles des Andelys, de Rambouillet, SaintHippolyte-du-Fort, Billom, préparent aux écoles de perfectionnement d’Autun et de Tulle.

École des pupilles de la marine, à Villeneuve-en-Guilers (Finistère), pour les orphelins d’officiers de la marine marchande, d’officiers mariniers des équipages et du personnel des arsenaux.

Dictionnaire Larousse 1940 - Ecoles - Ecole des pupilles de la marine

École des apprentis marins, à Brest. Ancienne école des mousses. Prépare les enfants aux écoles de spécialités de la marine.

Dictionnaire Larousse 1940 - Écoles - École des apprentis marins

École des apprentis mécaniciens, à Lorient. Prépare, en une année d’études, des matelots mécaniciens.

Institutions nationales de sourds-muets à Paris, Bordeaux, Chambéry.

Institutions nationales de jeunes aveugles à Paris et à Saint-Mandé.

Écoles de rééducation professionnelle, à Saint-Maurice, Reuilly, Lyon, Bordeaux, etc. Créées pour les mutilés de la guerre; admettent également victimes d’accidents du travail.

ENSEIGNEMENT SECONDAIRE

L’enseignement secondaire a pour but de donner aux élèves une culture plus complète, leur permettant d’accéder à l’enseignement supérieur des facultés, des grandes écoles, ou d’entrer dans les cadres supérieurs des administrations publiques ou privées. Sa sanction est le baccalauréat, obtenu à 17 ans au minimum, L’enseignement secondaire est donné dans les lycées, collèges et cours secondaires officiels et dans des établissements privés.

En dehors des lycées et collèges de l’État, il existe quelques établissements nationaux d’enseignement secondaire; comme le Prytanée militaire, à La Flèche, destiné à des fils de militaires qui préparent aux grandes écoles ; les Maisons d’éducation de la Légion d’honneur (Saint-Denis, Ecouen, Les Loges), pour les filles de légionnaires orphelines ou appartenant à des familles nombreuses. Parmi les établissements privés secondaire on peut citer à Paris le collège Sainte-Barbe, le Collège Stanislas, l’École Alsacienne; à Versailles, l’École Sainte-Geneviève (ancienne école de la rue des Postes).

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET ÉCOLES SPÉCIALES

L’enseignement supérieur est donné dans les universités, comprenant les facultés de droit, de de pharmacie, des sciences, des lettres, de théologie (Strasbourg), ainsi que des écoles de plein exercice ou préparatoires pour certains enseignements. Il faut y joindre l’École normale, les grands établissements littéraires et scientifiques indépendants et les grandes écoles. Il existe en outre divers établissements d’enseignement supérieur libre. Les études universitaires sont sanctionnées par des grades décernés à la suite d’examens publics : baccalauréat, licence, doctorat. Il s’y ajoute des titres d’État : diplômes de pharmacien, de docteur vétérinaire, de chirurgien-dentiste, de sage-femme, d’ingénieur, de docteur, des diplômes et certificats d’études supérieures, des certificats d’études physiques, chimériques et biologiques (P. C. B.), de capacité en droit. Les diverses écoles supérieures délivrent des diplômes de fin d’études, des certificats. L’immatriculation dans une faculté suppose la possession du baccalauréat. Pour les études médicales, le P. C. B. est exigé. La durée des études jusqu’à la licence est de 2 ou 3 ans. Les études médicales durent au minimum 6 années depuis 1935, celles de pharmacie 5 années dont une de stage, les études de chirurgie dentaire, 3 années plus 2 de stage.

Il existe en France 17 universités qui sont, par ordre d’ancienneté : Paris (1200), Toulouse (1233), Besançon (1287), Montpellier (1289), Grenoble (1339), Aix (1409), Poitiers (1431), Caen (1432), Bordeaux (1441), Lille (1560), Nancy (1572), Strasbourg (1621), Dijon (1722), Clermont-Ferrand (1808), Rennes (1808), Lyon (1834), Alger (1885). Toutes ont une faculté des lettres, une faculté des sciences et (sauf Besançon et Clermont) une faculté de droit. Pour les sciences médicales elles ont soit une faculté de médecine et une faculté de pharmacie, soit une faculté mixte de médecine et de pharmacie, soit une école de médecine et de pharmacie. Strasbourg compte deux facultés de théologie (catholique et protestante).

L’enseignement supérieur libre comprend des instituts ou facultés divers à Paris (Institut catholique et faculté de théologie protestante), Lille, Angers, Lyon, Toulouse, et, pour le droit, Marseille, Nantes, Besançon, Clermont.

I. Écoles de caractère général ou littéraire.

École normale supérieure, à Paris, fondée en 1808, réunie en 1903 à l’Université de Paris. Deux sections (lettres, sciences) préparent aux diverses agrégations de l’enseignement secondaire. Admission au concours, qui est celui des bourses de licence, baccalauréat exigé (les jeunes filles sont admises) ; 3 ou 4 années d’études.

École normale secondaire de jeunes filles, à Sèvres. Fondée en 1881, forme des professeurs pour les lycées et collèges de jeunes filles ; 3 années d’études. Concours assimilé à celui des bourses de licence depuis 1935.

Écoles normales supérieures d’enseignement primaire, pour les instituteurs à Saint-Cloud, pour les institutrices à Fontenay-aux-Roses. Elles forment les professeurs des écoles normales primaires et des écoles primaires supérieures, et des écoles d’enseignement technique. L’admission se fait au concours ; 2 années d’études ; le régime est l’internat (gratuit).

Collège de France, V. ce mot.

École nationale des chartes, à Paris, fondée en 1821. Forme des archivistes-paléographes et des bibliothécaires. Admission au concours (jeunes filles admises) ; les candidats doivent être bacheliers ; 3 années d’études.

École pratique des Hautes Études, à la Sorbonne, Fondée en 1868, Aucune condition d’admission. Cinq sections : mathématiques, sciences physico-chimiques, sciences naturelles, sciences historiques et philologiques, sciences religieuses.

École de la France d’outre-mer, à Paris, fondée en 1880. Prépare aux carrières administratives et

judiciaires des colonies. Admission au concours, Baccalauréat exigé; licence en droit pour la section de magistrature ; 2 ou 3 années d’études.

École nationale des langues orientales vivantes, à Paris, fondée en 1795. Admission d’élèves bacheliers ou subissant un examen spécial.

École française d’Extrême-Orient, fondée à Hanoï en 1898, pour l’étude des langues, de l’histoire, de l’archéologie d’Extrême-Orient.

École libre des sciences politiques, à Paris, préparant aux grands concours de l’État (affaires étrangères, Conseil d’État, Inspection des finances, Cour des Comptes, etc.). Pas de conditions d’admission ; 2 ou 3 années d’études.

École des hautes études sociales, À Paris. Fondée en 1900. Sections : morale, sociale, journalisme, hautes études internationales, art. Pas de conditions d’admission.

Collège libre des sciences sociales, à Paris. Fondé en 1895 ; 2 années d’études. Sans examen d’admission.

II. Écoles d’enseignement technique général.

École normale supérieure de l’enseignement technique, à Paris. Prépare aux divers professorats de l’enseignement technique. Admission au concours; 2 années d’études.

Conservatoire national des arts et métiers, à Paris, fondé par la Convention. Établissement d’enseignement technique supérieur. Cours publics et gratuits du soir et cours fermés d’enseignement pratique, sanctionnés par un diplôme d’ingénieur du Conservatoire des Arts et Métiers et des diplômes et certificats divers.

École centrale des arts et manufactures, fondée en 1828, à Paris. Prépare des ingénieurs pour toutes les industries. Admission des élèves au concours ; 3 années d’études ; externat.

École nationale des ponts et chaussées, fondée en 1747, à Paris. Forme des ingénieurs des ponts et chaussées (venant de Polytechnique) et des ingénieurs civils, au concours ; 3 années d’études.

École nationale supérieure des mines, à Paris, fondée en 1747. Forme des ingénieurs des mines pour l’État (venant de Polytechnique) et des ingénieurs civils des mines; admission au concours ; 3 années d’études.

École nationale supérieure des mines de Saint-Etienne, fondée en 1816. Forme des ingénieurs civils des mines. Admission au concours ; 3 années d’études.

Écoles techniques des mines, à Alès et à Douai ; forment des maîtres mineurs, des géomètres-mineurs. 2 années d’études.

École supérieure des postes et télégraphes, à Paris. Recrute le haut personnel des P. T. T. Reçoit des élèves venant de Polytechnique ou admis au concours ; 2 années d’études.

Écoles nationales d’arts et métiers, à Paris, Aix, Angers, Châlons-sur-Marne, Cluny, Lille. Forment des ingénieurs, des chefs d’atelier. Admission au concours ; 3 années d’études.

Dictionnaire Larousse 1940 - Ecoles -Ecoles nationales des arts et metiers

Écoles nationales d’horlogerie, à Cluses et à Besançon, préparent des techniciens de l’horlogerie et de la mécanique en 3 ou 4 années.

École supérieure d’électricité, à Malakof. Admission après examen ou sur titres.

Institut industriel du nord de la France, à Lille, forme des ingénieurs civils et des directeurs d’usine.

École centrale lyonnaise, à Lyon, fondée en 1857. Forme des ingénieurs et directeurs d’usine. Admission au concours ; 3 années d’études.

École d’ingénieurs de Marseille, du même niveau que la précédente ; 3 années d’études.

École spéciale des travaux publics, à Paris, Forme des ingénieurs, des architectes.

Écoles de physique et de chimie, — En dehors de l’enseignement des universités, on trouve des écoles et des instituts de chimie à Paris, Clermont, Grenoble, Lille, Lyon, Strasbourg , Toulouse, Nancy, Rouen, Mulhouse, Bordeaux, etc., une école de physique industrielle à Lille, une école municipale de physique et de chimie industrielles à Paris.

Écoles et instituts divers d’enseignement technique. Il existe un grand nombre d’établissements d’enseignement technique spécialisés. Les uns dépendent des universités, d’autres sont des établissements libres, généralement reconnus par l’État. Tels sont les écoles ou instituts d’électricité Bréguet, Violet, Charliat, à Paris ; d’électricité industrielle, à Paris, Marseille, Lille, Grenoble, Toulouse ; de radiotélégraphie, à Paris ; de mécanique et d’électricité, à Paris ; de métallurgie, à Nancy, Lyon ; de fonderie, à Paris ; de soudure autogène, à Paris ; de chauffage industriel, à Paris ; de filature et de tissage, à Roubaix, Épinal, Tourcoing, Mulhouse, Saint-Quentin, Lyon ; de bonneterie, à Troyes ; de dentelles et broderie, à Paris ; de tapisserie, à Beauvais ; de papeterie, à Grenoble ; de chronométrie, à Besançon ; des carburants et du pétrole, à Montpellier, Strasbourg ; de céramique, à Sèvres; de tannerie, à Lyon ; d’optique, à Paris ; de photographie, à Paris ; d’herboristerie, à Paris.

III. Écoles d’enseignement agricole.

Institut national agronomique, à Paris, fondé en 1876. Instruction agricole supérieure. Admission au concours, jeunes filles admises. Les élèves, sortis au bout de deux ans avec le diplôme d’ingénieur agronome, peuvent continuer leur instruction à l’École supérieure du génie rural de Paris, à l’École nationale des eaux et forêts de Nancy, à l’École des haras du Pin, à l’École des industries agricoles de Douai.

École nationale des eaux et forêts, à Nancy. Assure le recrutement du personnel supérieur forestier, recruté parmi les élèves de l’Institut agronomique et de Polytechnique. Régime de l’internat. 2 années d’études.

Dictionnaire Larousse 1940 - Ecoles - Ecole Forestiere

École supérieure du génie rural, à l’Institut agronomique ; recrute le corps du génie rural.

École des haras, au Pin (Orne). Recrute les officiers des haras ; 2 années d’études.

Écoles nationales vétérinaires, à Maisons-Alfort, Lyon et Toulouse. Admission au concours. Les candidats doivent être bacheliers ou ingénieurs agronomes ou agricoles ; 4 années d’études.

Écoles nationales d’agriculture, à Grignon, Montpellier (section de viticulture), Rennes (sections de laiterie, de cidrerie). Forment des ingénieurs agricoles, des professeurs et des chefs d’exploitation. Durée des études : 2 années.

Institut national d’agronomie coloniale, à Nogent-sur-Marne. Prépare des ingénieurs agronomes et agricoles pour les colonies. Admission sur titres ou au concours.

Institut agricole de Beauvais, établissement libre d’enseignement agricole supérieur.

Écoles spéciales agricoles. Des écoles spéciales pour diverses industries agricoles existent dans certaines localités : sucrerie, distillerie, brasserie, meunerie (Douai) ; laiterie (Nancy, Mamirolle, Poligny, Aurillac, Surgères) ; fromagerie (Maillat) ; horticulture (Versailles) ; ostréiculture et vannerie (Fays-Billot) ; bergerie (Rambouillet) ; magnanerie (Aubenas) ; culture mécanique (Selommes, Oucques) ; travail du bois (Neuvic) ; pisciculture (Toulouse) ; brasserie (Nancy): œnologie (Dijon) ; meunerie (Paris) ; alimentation (Paris).

École d’enseignement technique et professionnel des eaux et forêts, à Nogent-sur-Vernisson. Destinée aux préposés des eaux et forêts aspirant aux grades supérieurs ; 2 années d’études.

Écoles d’agriculture coloniale, à Alger, Philippeville, Tunis ; 2 années d’études.

IV. Écoles militaires et navales,

École polytechnique, à Paris, fondée en 1794 recrute des ingénieurs pour l’État et des officiers pour l’artillerie et le génie. Admission au concours ; les candidats doivent être bacheliers (1re partie) ; 2 années d’études ; internat gratuit. Rattachée au secr. d’État des Communications (1940).

Dictionnaire Larousse 1940 - Ecoles - Ecole Polytechnique

École spéciale militaire, à Saint-Cyr, fondée en 1802. Forme des officiers pour l’armée (infanterie et artillerie coloniales, cavalerie, char). Admission au concours ; les candidats doivent être bacheliers (1re partie) ; ils font deux années d’études ; internat gratuit.

Dictionnaire Larousse 1940 - Ecoles - Ecole Saint-Cyr

École supérieure de guerre, à Paris. Forme des officiers brevetés d’état-major.

Écoles militaires d’application. Ces écoles complètent l’instruction des officiers dans diverses spécialités : cavalerie (Saumur), artillerie (Fontainebleau), génie (Versailles), santé militaire (Paris), santé coloniale (Marseille), défense contre avions (Metz), aéronautique (Avord) ; intendance (Paris).

Écoles militaires pour élèves officiers, préparant des sous-officiers au grade de sous-lieutenant, à Saint-Maixent (infanterie, chars), Saumur (cavalerie, train), Versailles (génie, aéronautique, gendarmerie), Poitiers (artillerie).

École navale, à Brest, forme des officiers de marine. Admission au concours ; les candidats doivent être bacheliers (1re partie), Internat gratuit.

École de guerre navale, à Paris. Donne le haut enseignement naval aux officiers.

Dictionnaire Larousse 1940 - Ecoles - Ecole navale

Écoles navales d’application. Une école d’application des enseignes de vaisseau de 2e classe complète l’instruction des élèves sortant de Navale et des polytechniciens passés dans la marine. D’autres écoles achèvent cette instruction dans diverses spécialités : génie maritime (Paris), artillerie (Paris, Toulon), sous-marins (Toulon), commissariat (Brest), administration (Rochefort), santé (Bordeaux).

Écoles pour sous-officiers de la marine, Il existe des écoles de sous-officiers spécialistes à Toulon (torpilleurs, mécaniciens, pyrotechnie), Lorient (gabiers, timoniers, fusiliers), Brest (pilotes, voiliers, chauffeurs, artilleurs).

École des élèves officiers de marine, destinée aux quartiers-maîtres et officiers mariniers, qui en sortent au bout de 2 ans avec le grade d’aspirant.

École des élèves officiers mécaniciens, à Brest, forme des officiers mécaniciens de la flotte ; 3 années d‘études.

Écoles nationales de navigation maritime, anciennes écoles d’hydrographie, à Dunkerque, Boulogne, Le Havre, Saint Malo, Saint-Brieuc, Paimpol, Nantes, Lorient, Bordeaux, Marseille, Bastia, Alger, formant des officiers pour la marine marchande ; 2 ou 3 années d’études. Il existe également des écoles privées de navigation à Dieppe, à Paris, au Havre, etc.

École supérieure d’éducation physique, à Joinville, forme dos maîtres d’armes et de gymnastique.

École du service de santé militaire, à Lyon. Forme des médecins et des pharmaciens militaires. Admission au concours, candidats pourvus du P.C.B. (médecine) ou du certificat de validation de stage (pharmacie).

École nationale supérieure d’aéronautique, à Paris, recrute des ingénieurs des constructions aéronautiques et mécaniques. Admission au concours ; 2 années d’enseignement.

V. Écoles de beaux-arts et d’archéologie.

École nationale supérieure des beaux-arts, à Paris. Fondée en 1648, admet des élèves des deux sexes, après examen, dans ses sections de peinture (et gravure en taille-douce), de sculpture (et gravure en médailles), d’architecture. Elle prépare les élèves pour les différents concours du grand prix de Rome.

Écoles des beaux-arts. Il existe des écoles des beaux-arts nationales à Lyon, Dijon, Alger, des écoles régionales à Amiens, Clermont-Ferrand, Montpellier, Nancy, Rennes, Rouen, Saint-Étienne, des écoles municipales à Angers, Avignon, Besançon, Bordeaux, Caen, Grenoble, Lille, Marseille, Nantes, Le Havre, Poitiers, Tourcoing, Toulon.

École nationale supérieure des arts décoratifs, à Paris. Fondée en 1767. Forme des artistes décorateurs et des dessinateurs industriels (hommes et femmes). Admission au concours.

Écoles nationales d’art décoratif, à Limoges, Aubusson, Nice, Bourges ; écoles régionales ou municipales à Calais, Roubaix, Grenoble, Saint-Étienne, Strasbourg.

Écoles régionales d’architecture, à Lille, Rouen, Rennes, Lyon, Marseille, Strasbourg, Bordeaux, Grenoble, assimilées à la section d’architecture de l’École des beaux-arts de Paris.

École spéciale d’architecture, à Paris, pour la formation pratique d’architectes.

Conservatoire national de musique et d’art dramatique. Fondé en 1795 pour l’enseignement de la musique vocale et instrumentale, de la déclamation, l’harmonie, la composition, etc. Admission au concours.

Écoles nationales de musique. Il existe des écoles nationales de musique dans une cinquantaine de villes. Quelques-unes portent le titre de succursales du Conservatoire : Amiens, Boulogne, Dijon, Douai, Lille, Lyon, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Nîmes, Orléans, Perpignan, Rennes, Roubaix, Strasbourg, Toulon, Toulouse, Tours.

École du Louvre, à Paris. Cours libres d’histoire et d’archéologie; 3 années d’études.

Écoles françaises d’archéologie, à Athènes, à Rome, au Caire, pour le perfectionnement de professeurs agrégés ou pourvus de titres suffisants.

École de Rome (Villa Médicis). Reçoit les architectes, sculpteurs, peintres, graveurs et musiciens titulaires ayant obtenu le grand prix de Rome ; 3 années de séjour.

Schola cantorum. École supérieure de musique, à Paris. Composition, musique vocale et instrumentale, chant grégorien. Durée des études, 2 à 4 années.

École de musique classique, fondée en 1853, à Boulogne-sur-Seine. Forme des organistes et des maîtres de chapelle.

VI. Écoles commerciales et de notariat.

École des Hautes Études commerciales, à Paris. Dépendant de la chambre de commerce de Paris. Enseignement commercial supérieur. Admission au concours; 3 ans d’études.

École supérieure de commerce de Paris, dépendant de la Chambre de commerce de Paris. Forme des employés supérieurs pour le commerce, la banque, l’industrie. Entrée au concours ; 2 années.

École de haut enseignement commercial pour les jeunes filles, à Paris. Prépare aux emplois supérieurs du commerce. Entrée au concours ; 2 années d’études.

Écoles supérieures de commerce. Établissements privés, reconnus par l’État, dans une quinzaine de grandes villes.

Écoles de notariat. Il existe des écoles de notariat à Paris, Angers, Clermont-Ferrand, Dijon, Limoges, Nantes, Rennes, Bordeaux, Lyon, Marseille, Poitiers, Rouen, Toulouse, Besançon (faculté libre), Montpellier (faculté de droit).